Ozone, pollens, particules fines : un impact concret et mesurable sur la santé - Près de 2 Français sur 3 ont ressenti les effets de la pollution de l’air au cours de l’été
A l’occasion de la Journée nationale de la Qualité de l’air (14 octobre)
Ozone, pollens, particules fines : un impact concret et mesurable sur la santé
Près de 2 Français sur 3 ont ressenti les effets de la pollution de l’air au cours de l’été
21 milliards d’euros € de dépenses par an [1]
- Réchauffement climatique et qualité de l’air : quels liens ? Décryptage des enseignements de l’été 2026 et des effets de la météo sur l’ozone, les particules fines et les pollens.
- Le cumul des expositions environnementales accroît les risques pour la santé, en particulier les risques cardiovasculaires.
- Pour aider chacun à anticiper ces risques et à agir au quotidien, Generali dévoile une nouvelle solution d’alertes personnalisées permettant aux assurés, notamment les plus fragiles, d’adopter des gestes de prévention adaptés à leur situation.
Les effets de la pollution de l’air largement ressentis mais des réflexes de prévention encore insuffisants – Résultat du sondage Odoxa pour Generali [2]
1 Français sur 3 (34%) déclare ressentir régulièrement au moins un effet qu’il attribue à une mauvaise qualité de l’air. Ce ressenti est encore plus marqué chez les femmes (42%, contre 25% des hommes) et chez les Franciliens (43%, contre 27% des habitants des zones rurales). Irritations des yeux, du nez ou de la gorge, fatigue et toux figurent parmi les manifestations les plus souvent rapportées.
L’été 2026 a rendu ces préoccupations particulièrement concrètes avec près de 2 Français sur 3 (67%) qui ont ressenti au moins un effet lié à la pollution de l’air (ozone lors des fortes chaleurs, pollens ou des particules fines liées aux incendies) :
- 48% des Français ont ressenti sur leur santé les effets de la pollution à l’ozone lors des fortes chaleurs ou des canicules ;
- 47% ont ressenti les effets des pollens ;
- et 29% ont ressenti les effets des particules fines liées aux incendies, dont 51% des habitants du Sud-Ouest.
Pourtant, seuls 38% des Français consultent des informations sur la qualité de l’air régulièrement ou de temps en temps. Un réflexe encore moins présent chez les plus âgées : 2/3 des Français âgés de 65 ans et plus consultent rarement ou jamais ces informations en cas de risque ! Le ressenti ne suffit donc pas à installer des réflexes de prévention : encore faut-il savoir quand agir et quels comportements adopter.
Ainsi, 77% des Français souhaitent des informations et conseils davantage adaptés à leur situation personnelle et à l’endroit où ils se trouvent. Leurs attentes sont très concrètes : être prévenus suffisamment tôt, comprendre les risques qui les concernent et savoir comment se protéger, ainsi que leurs proches les plus fragiles.
La pollution ne s’arrête pas avec l’été ! Près d’1 Français sur 2 (46%) pense que la qualité de l’air est moins bonne en été, contre seulement 9% en hiver. Pourtant, les polluants et leurs sources évoluent avec les saisons sans disparaître : l’ozone et les pollens sont particulièrement présents en période estivale, tandis que certains épisodes de pollution particulaire sont favorisés en hiver, notamment par le chauffage, le trafic routier et des situations météorologiques qui limitent la dispersion des polluants près du sol.
Chaleur et pollution de l’air : l'été 2026, un aperçu de l'air de demain
Par Virginie Schwarz, présidente-directrice générale de Météo-France
L’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900, offre un aperçu de ce qui nous attend. Ses températures correspondraient à celles d’un été ordinaire dans une France à +4 °C à l’horizon 2100 de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique.
À Paris, le thermomètre a dépassé 35 °C pendant 20 jours, deux fois plus qu’en 2003, et a atteint le record absolu de 42,2 °C le 24 juin. La capitale a aussi connu son été le plus ensoleillé jamais observé.
Cet été montre aussi que la chaleur pèse sur l’air que nous respirons. Depuis 25 ans, la baisse des émissions a permis de réduire la plupart des polluants. L’ozone fait exception : formé sous l’effet du soleil et de la chaleur, il remonte à chaque canicule. Le réchauffement climatique met ainsi à l’épreuve les progrès obtenus. Les incendies, favorisés par la sécheresse, ont eux aussi dégradé l’air bien au-delà des zones touchées : 10 à 20% des particules de l’été venaient des fumées.
Mieux comprendre ces interactions est essentiel pour anticiper les risques. Dans une France à +4 °C, le risque de feu s’étendrait à l’ensemble du pays. Les travaux de recherche se poursuivent pour évaluer la qualité de l’air dans ce climat futur.
Ozone, particules, pollens… des évolutions contrastées, des expositions qui se cumulent
Par Essyllt Louarn, maîtresse de conférences HDR à l’Université Lyon 1, et Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS.
Ozone : Cet été à Paris, les concentrations ont dépassé 180 µg/m³ durant 16 jours, selon un bilan 2026 encore non consolidé (Airparif et Préfecture de Police). Formé sous l’effet du rayonnement solaire à partir de polluants précurseurs, l’ozone répond à des mécanismes complexes : la baisse des émissions ne se traduit pas mécaniquement par une baisse de ses concentrations.
Particules fines : Les conditions pluvieuses et venteuses de l’hiver dernier ont évité les épisodes majeurs et prolongé de pollution particulaire en région parisienne. L’analyse des données parisiennes de PM2,5 avec une méthode permettant de neutraliser l’effet du vent, indique une baisse d’environ 4% par an de la contribution des sources locales de pollution depuis 10 ans. Une amélioration qui ne se retrouve toutefois pas encore clairement dans les mesures réalisées par le LOAC embarqué sur le Ballon Generali pour les particules de moins de 1 µm.
Si les fumées liées aux incendies ont peu touché Paris (leur passage a été détecté pendant quelques heures seulement dans le sud de l’Île-de-France et à Orléans), à Bordeaux, les concentrations de PM10 ont dépassé le seuil d’alerte pendant plusieurs jours. Ces contrastes illustrent le rôle déterminant de la direction des vents dans les expositions.
Pollens : Les niveaux observés cette année sont restés globalement habituels. Leur présence simultanée avec les excès d’ozone de l’été rappelle néanmoins l’importance de considérer le cumul des expositions dans leur ensemble.
Pollution et chaleur : des risques cardiovasculaires à intégrer dans la prévention
Par le Dr Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association Santé Environnement France (ASEF)
En France, l’exposition prolongée aux particules fines PM2,5 est responsable, selon les estimations de Santé publique France, de près de 40 000 décès et de plus de 10 000 nouveaux AVC par an.
Si le tabac, l’hypertension ou le diabète figurent parmi les facteurs de risque cardiovasculaire bien identifiés, la pollution de l’air et les chaleurs extrêmes s’imposent désormais à leurs côtés. En janvier 2026, quatre grandes organisations de cardiologie, dont la Société européenne de cardiologie et l’American Heart Association, ont lancé un appel conjoint : elles exigent de mieux former les soignants, d’informer le public et de réduire les expositions.
L’ozone frappe directement les voies respiratoires, tandis que les particules fines et la chaleur menacent le système cardiovasculaire. Les pollens y ajoutent une charge allergique. Ces expositions se cumulent et démultiplient les risques : cela implique désormais de traiter chaleur et pollution ensemble.
Notre priorité : mieux repérer les personnes vulnérables, les informer et les accompagner vers des comportements adaptés, tout en attaquant les causes de la pollution. Cette prévention doit s’exercer toute l’année, bien au-delà des seuls pics estivaux.
Des alertes personnalisées pour anticiper les risques et passer à l’action
Par Simon Blaquière, directeur de la Réassurance et du Generali Climate Lab.
21 milliards d’euros de dépenses de santé par an : c’est le coût estimé par Generali de la mauvaise qualité de l’air en France.
Pour renforcer la prévention, l’assureur présente une nouvelle solution d’alerte personnalisée. Son principe : croiser les données environnementales avec le profil et la situation géographique des clients afin de leur donner des conseils adaptés.
Le dispositif, qui sera testé début 2027 sur plusieurs centaines de milliers de clients Santé de Generali France, croise des données de Météo-France, de PREV’AIR et d’Atmo France sur les canicules, les particules fines et les pollens avec notamment l’âge, le sexe et l’adresse des clients. Il vise à leur fournir des conseils médicalement validés, adaptés aux risques qui les concernent.
Un enfant à Paris lors d’un pic de pollution, un retraité isolé à Nîmes pendant une canicule ou une personne asthmatique à Limoges exposée aux pollens n’ont pas les mêmes besoins. Les conseils sont adaptés à ces situations : aménager ses activités, se protéger de la chaleur et repérer les signes d’alerte.
- [1] Selon une étude de Generali France ↑
- [2] Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 15 et 16 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 1005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ↑
- [3] Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 15 et 16 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 1005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ↑