Datavisualisation Generali : les faits marquants du changement climatique et de son impact en France en 2025
Cette édition 2026 de la datavisualisation climat est publiée par Generali France quelques jours avant de dévoiler un Plan de Protection Climatique et ses solutions concrètes déployées à l’échelle nationale.
La conférence de presse se tiendra dans le cadre de ChangeNOW le 30 mars à 14h30 au Grand Palais.
L’année 2025 confirme une intensification nette et continue du changement climatique, dans le monde comme en France. À mi-parcours de la décennie, cette quatrième édition de la datavisualisation annuelle du Generali Climate Lab met en évidence quatre signaux majeurs représentatifs de la situation actuelle :
Le seuil climatique se rapproche dangereusement.
A l’échelle mondiale, 2025 s’inscrit dans une série sans précédent : les onze dernières années ont été les plus chaudes jamais observées. Selon ECMWF, treize années climat ont été perdues : en 2015, le monde visait 2042 pour atteindre +1,5 °C ; ce seuil est désormais attendu dès 2029. En 2025, tous les jours de l’année présentent une anomalie positive de température et un tiers dépasse déjà le seuil de +1,5 °C.
Une exposition massive en France.
18 millions de Français sont concernés par des risques d’inondation et 11,1 millions de maisons sont touchées par le retrait gonflement des argiles, l’un des périls les plus coûteux et les plus récurrents.
Les orages convectifs violents deviennent un péril majeur.
Avec 55 milliards d’euros de pertes dans le monde en 2025, les orages convectifs violents s’imposent comme le premier poste de dommages climatiques. L’Europe n’est pas épargnée et l’épisode de grêle des 25–26 juin 2025 en France est le plus coûteux de l’année sur le continent.
Une pression financière structurelle qui s’installe.
Les 5,2 milliards d’euros de dommages climatiques enregistrés en France en 2025 portent la moyenne 2020–2025 à plus de 5 milliards par an, un niveau supérieur à la projection publiée en 2021 (4,7 milliards par an à horizon 2050).
« Les données 2025 confirment une réalité inexorable : l’accélération de la pression climatique est installée dans le monde et en France. Avec plus de 5 milliards d’euros par an de coûts des dommages climatiques en moyenne depuis 2020 sur notre territoire, soit plus du double d’il y a 25 ans, nous devons accélérer la préparation de nos assurés », commente Simon Blaquière, Directeur du Generali Climate Lab. « Des périls tels que les orages convectifs sévères s’intensifient : mieux les comprendre et mieux les anticiper, c’est renforcer notre capacité collective à nous protéger. En s’appuyant sur la science et sur un écosystème de partenaires, le Generali Climate Lab contribue à faire évoluer le métier d’assureur : transformer les signaux climatiques en leviers d’anticipation et de prévention pour construire un véritable plan de protection climatique et œuvrer pour l’habitabilité de demain ».
Focus : les orages convectifs violents, un péril en pleine évolution
Typiques des saisons chaudes, les orages convectifs violents sont courts, localisés et très intenses. Ils génèrent des rafales de vent, de fortes pluies, parfois des tornades, et surtout de la grêle, l’aléa le plus coûteux. Les données montrent :
une augmentation statistiquement significative des épisodes de grêle sévère en Europe sur 30 ans ;
l’effet amplificateur du réchauffement près de la surface, notamment en Europe du Sud ;
l’émergence possible d’un nouveau type d’orage convectif violent « de type chaud », lié à la remontée de l’isotherme 0 °C ;
un glissement de la saison convective vers la fin de l’été, avec jusqu’à 4 fois plus d’épisodes en septembre.
Les analyses des sinistres assurance habitation menées par le Generali Climate Lab confirment cette tendance : entre 1998 et 2025, les jours de sinistres liés aux orages convectifs violents augmentent de 7 % par an.
Pour situer les enjeux d’augmentation de température
L’Accord de Paris en 2015 visait à maintenir l’augmentation de la température mondiale « bien en dessous de 2 °C » et à poursuivre l’effort pour limiter le réchauffement à +1,5 °C.
Porté par les pays les plus vulnérables puis consacré par l’ONU et le GIEC (2018), ce seuil de +1,5 °C s’est imposé car il marque le point où les impacts climatiques s’aggravent fortement : sécheresses, vagues de chaleur, pluies extrêmes et phénomènes violents. Plus proche dans le temps que +2 °C, il est devenu la limite la plus mobilisatrice et la mieux comprise comme seuil critique d’habitabilité.
Sources de la datavisualisation : EMCWF, Copernicus, Météo-France, France Assureurs, CCR, EM-DAT, NOAA, INPS, Gallagher Re.
Communiqué lié
25 mars 2026
Tribune Libre Jean-Laurent Granier - En quoi le changement climatique impacte notre métier d'assureur
Tribune publiée le 25 mars 2026 dans la version papier des Echos - rééditée.
En savoir plusContact lié
Éric MAILLARD
Responsable Communication
Mail: eric.maillard@generali.com