Mercredi 6 juin 2018 tagProduits et services

L’Observatoire du rapport des Français aux intelligences artificielles publie ses résultats 2018, en partenariat avec Generali France.

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Quels sont les usages émergents, les projections, les imaginaires et l’acceptabilité des intelligences artificielles pour les usagers-consommateurs ? Via une approche exploratoire, l’Obsoco fait émerger une cartographie et une typologie d'attitudes des Français à l’égard des intelligences artificielles, dans différents univers liés à la consommation.

Visuel IA


Connaissance > usage > satisfaction : le cercle vertueux de l'IA

Le rapport des Français aux IA se caractérise d’abord par une connaissance très inégale selon les technologies concernées. Si la part des Français qui déclare connaître les assistants vocaux personnels ou le véhicule autonome est relativement importante, c’est nettement moins le cas en ce qui concerne les chatbots. Par ailleurs, il existe des disparités très importantes dans la connaissance et l’expérience émergente que les individus ont des technologies basées sur l’IA liées à la fois à l’âge, au niveau de diplôme et de revenus.

En outre, on constate l’existence d’un cercle vertueux reliant la connaissance, l’utilisation et la satisfaction à l’égard des IA. C’est parmi les personnes qui font preuve d’une connaissance importante des IA que l’on trouve la plus forte propension à avoir une expérience de certains dispositifs basés sur l’IA et à se projeter dans leurs usages. Des usages générateurs de données qui améliorent la performance des IA, et donc le service rendu et la satisfaction des utilisateurs, et qui nourrissent à leur tour la confiance envers ces technologies. Dans ce cadre, le niveau de satisfaction à l’égard des technologies basées sur l’IA croît proportionnellement à leur connaissance/expérience. Les applications d’aide à la navigation sont ainsi mieux notées que les assistants vocaux personnels eux-mêmes mieux évalués que les chatbots. Inversement, les personnes éloignées de la connaissance et de l’expérience des IA tendent à moins se projeter dans leurs usages et sont moins satisfaites de leur utilisation.


Améliorer la vie quotidienne grâce à l’IA

L’Observatoire permet également de montrer que la prévention des risques (risques naturels, menace sur les personnes) et la facilitation du quotidien (tâches domestiques, services à la personne) ressortent en tête des domaines d’application souhaités pour l’IA. En matière d’imaginaire, l’IA apparaît investie d’une intelligence capable d’autonomie mais semble dépourvue de qualités humaines (exprimer des émotions, prendre des décisions de justice). Si les Français ne croient pas aux scénarios les plus optimistes d’une IA salvatrice, ni à ceux les plus pessimistes d’une IA destructrice, ils oscillent entre pragmatisme (l’IA deviendra un outil comme les autres) et résignation (l’IA ne sera pas mis au service des droits et des libertés), séduction (l’IA va augmenter les capacités humaines) et inquiétude (automatisation de certaines aptitudes humaines).

IA: le rapport bénéfices / risques perçus par les Français

Mais l’apport essentiel de cette étude consiste à montrer que le rapport des Français aux IA est profondément structuré par le prisme bénéfices / risques pour soi et pour la société autour duquel s’organisent différentes orientations. La population est en effet divisée en 4 groupes qui valorisent des avantages et des inconvénients différents dont dépendent leur disposition à recourir aux IA et à leur déléguer tels ou tels services/tâches/missions. Les «technophiles» (28% de l’échantillon), fortement équipés en technologies numériques, ayant une expérience plus importante des usages émergents des IA, valorisent la possibilité d’augmenter leurs capacités (physiques ou mentales) et d’éliminer les emplois pénibles mais redoutent le piratage et la conséquence de pannes ou de bugs. Les «adeptes de la praticité» (29%), plus jeunes, féminins, et contraints par le temps, mettent quant à eux en avant tout ce qui leur permet d’alléger leurs tâches quotidiennes tout en redoutant une dépendance à l’égard des technologies. De leur côté, les «écolonomes» (19%), davantage préoccupés par les questions environnementales et écologiques, plus diplômés et disposant de revenus plus élevés, valorisent ce qui leur permet de réaliser des économies et d’optimiser leurs ressources mais redoutent la violation de la vie privée. Enfin, les «réfractaires» (24%), plus âgés, moins diplômés, faiblement équipés en technologies numériques, se montrent à distance de la révolution numérique et ne perçoive ni avantages ni risques au recours aux IA.


Différentes postures stratégiques à adopter pour les acteurs de l’offre

De fait, cette étude se révèle éclairante et utile pour les acteurs de l’offre afin de déployer des dispositifs technologiques et des applications servicielles qui répondent aux différentes aspirations et dispositions à l’usage des Français dans leur rapport aux IA. Le prisme risques/opportunités permet enfin de mettre en oeuvre des réponses adaptées à chaque public et capables de lever un certain nombre de freins à l’usage en favorisant l’acceptabilité de ces technologies.

 

Pour en savoir plus

L’Observatoire du rapport des Français aux intelligences artificielles, dont la 1ère vague est pu-bliée en juin 2018, est soutenu par nos partenaires Generali, La Poste et la SNCF.
Il vise à analyser les imaginaires des consommateurs en matière d’IA, décrire les expériences à l’oeuvre chez les usagers des IA, tester leur degré d’acceptabilité et leur disposition à recourir aux IA en faisant émerger une cartographie et une typologie d'attitudes des usagers-consom-mateurs sur la question des IA dans l'univers de la consommation.

Cette 1ère vague s’appuie sur une enquête réalisée en ligne par l’ObSoCo sur le panel de Res-pondi du 7 mars au 19 mars 2018. L’étude a été conduite sur la base d’un échantillon de 4000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans. Afin de garantir la représentativité de l’échantillon, des quotas ont été établis sur la population globale interrogée selon les critères suivants : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de résidence et taille de l’agglomération de résidence.

Les résultats détaillés de l’enquête et les analyses qui les accompagnent sont présentés dans le rapport «L’Observatoire du rapport des Français aux intelligences artificielles, Vague 1, juin 2018». Sous la direction de Philippe Moati et Christophe Benavent.


Retrouvez ci-contre l'infographie de synthèse et le communiqué de presse en pdf.



Contact ObSoCo :

Agnès Crozet, Secrétaire générale de l’ObSoCo
a.crozet@lobsoco.com - 09 81 04 57 85
www.lobsoco.com
 
 

À propos de Generali France

Generali France est aujourd’hui l’un des principaux assureurs de l’Hexagone. Le chiffre d’affaires de la compagnie, dont l’implantation en France remonte à 1832, atteint 12,3 milliards d’euros en 2018. Generali France s’appuie sur plus de 9 000 collaborateurs et agents généraux pour être le partenaire de ses clients tout au long de leur vie. Il offre des solutions d’assurances et de gestion d’actifs à 7,2 millions de personnes ainsi qu’à 750 000 professionnels et entreprises.

À propos du Groupe Generali Le Groupe Generali est un groupe italien indépendant bénéficiant d’une forte présence à l’international. Fondé en 1831, il figure parmi les leaders mondiaux de l’assurance, est implanté dans plus de 50 pays, et a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 66 milliards d‘euros en 2018. Comptant près de 71 000 collaborateurs et 61 millions de clients à travers le monde, le Groupe figure parmi les leaders sur les marchés d’Europe de l’ouest et occupe une place d’importance croissante en Europe centrale et orientale ainsi qu’en Asie. L’ambition de Generali est d’être le partenaire de ses clients tout au long de leur vie, en leur proposant des solutions innovantes et personnalisées et en s’appuyant sur un réseau de distribution inégalé.

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  • Claire Brossard
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